Méthodes d’aménagement anti-érosif en agriculture

Les aménagements anti-érosifs consistent à bouturer les haies vives d’Ipomoea fistulosa ou d'autres plantes ayant des mêmes propriétés pour tenir les berges de rigoles et limiter l’érosion. Cette technique est utilisée à Mowo dans le département du Mayo-Tsanaga. Des bouchons d’émondes de jujubiers permettent de ralentir l’écoulement des eaux. Par ailleurs les techniques des billons de souchet disposés en quinconce et complétés par des poches des rizières placées sur les passages d’eau à l’amorce du piémont contribuent à diminuer l’érosion.

Aménagement anti érosif en agriculture
    
Au Burkina-Faso, les techniques de conservation des eaux et des sols basées sur les effets combinés des cordons pierreux, l’alternance des bandes herbacées, associés à un apport d’amendement ont été menées par Zougmore (2003). Il ressort de cette étude que les cordons pierreux ont réduit les ruissellements de 10% par rapport aux les bandes enherbés quand ils étaient associés à un apport de compost, de 28% quand ils étaient combinés à un apport d’urée et de 19% lorsque les cordons pierreux ou les bandes enherbées étaient mis en place sans aucun apport de fertilisant (Zougmore, 2003).

Comme alternative ou approche complémentaire des légumineuses herbacées peuvent contribuer à l’amélioration des conditions des sols. En effet, des légumineuses ont été utilisées pour améliorer la fertilité des sols sous pâturage et dans les rotations culturales (Mvondo-Awono, 1997).

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