Comment cultiver le riz : La filière rizicole en plein essor au Cameroun

De nouvelles variétés de riz à l’exemple du Nérica, ont été introduites au Cameroun depuis 2008, ceci grâce à la Coalition pour le développement du riz en Afrique. Nous pouvons cité entre autres l’introduction du riz pluviale en zone forestière (plaines, bas fonds, ...) dans les grands bassins qui abritent les deux grands centres de consommation (Yaoundé et Douala), et aussi l’appui à la culture du riz irriguée dans les grandes zones à savoir l’Extrême-Nord et le Nord-Ouest ou encore du riz de plateaux dans la région l’Ouest Cameroun.

Riziculture : La culture du riz au Cameroun

Fiche Technique : La culture du riz au Cameroun

Voici pour vous une petite fiche technique pour vous lancer et réussir dans la culture du riz au Cameroun et partout ailleurs en Afrique. Nous allons commencer par les étapes de la préparation du sol à savoir le défrichage et le labour.

Défrichage

Le défrichage sera manuel à l'aides des machettes ou mécanisé à l’aide d’un tracteur.

Le labour

On optera pour un labour mécanisé. La profondeur de labour comprise entre 20 et 30 cm est économiquement réalisée par le tracteur muni d’une charrue à disque.

Semis en poquets

Les semences seront achetées auprès de la station  IRAD de Dschang. Il S’agit de la variété NERICA 3   à haut rendement.L’écartement retenu est 30cm x 10cm soit 333.300 poquets/ha. Les grains sont semés à raison de 7 ou 8 par trou (à 4 ou 5cm de profondeur) creusé avec un bâton. L’on recouvre le poquet de terre. Ce type de semis nécessite 40Kg de semences/ha. La période de semis  s’effectuera dès les premières pluies ; c'est-à-dire vers le 1er avril.

Entretien

Prévoir 2 à 3 sarclages par cycle. Mais comme la main d’œuvre ne réussit que rarement à assurer à temps opportun la protection de la culture par sarclage manuel, nous prévoyons un désherbage chimique (herbicide sélectif de prélevée) à l’aide de l’atrazine, à raison de 4l/ha ; ou du Gramoxone de pré-semis du riz et post-levée des adventices, à raison de 4l/ha.

Le sarclage manuel est effectué avec des outils de type daba. Le procédé se révèle à la fois très pénible et très exigeant en main d’œuvre ; jusqu’à 300h/ha. Le sarclage manuel interviendra 30 jours après semis.

Fertilisation

L’épandage d’engrais en riziculture se fera en trois apports :

  • Premier apport : engrais N.P.K. 20-10-10 comme engrais de fond, 50kg/ha;
  • Deuxième apport : engrais azoté  l’UREE 50Kg/ha après le 1 er sarclage;
  • Troisième apport : UREE 50 Kg/ha après le 2eme sarclage.

Protection phytosanitaire

De nombreux insectes peuvent s’attaquer au riz pluvial. Les dégâts qu’ils occasionnent sont parfois importants pour justifier une intervention du producteur. L’on utilisera le Décis à raison de 0,8l/ha et le Cypercal 50EC (0,8l/ha). L’on a deux insecticides.

Récolte et conditionnement

La  maturité technologique est atteinte si la coloration jaune couvre les 2/3 de la longueur de l’axe (ou rachis) de la panicule. A la maturité, les grains ont une teneur en eau voisine de 22%. La récolte se fera à la faucille (outil assez répandu dans la région, car fabriqué par les forgerons pour la récolte du mil et du fourrage), qui permet d’économiser du temps par rapport à la récolte au couteau. Un individu récolte entre 25-35 kg/heure.

  • Séchage
Le séchage est une opération particulièrement importante si l’on veut bien conserver son riz sans problèmes. Les gerbes provenant de la récolte à la faucille ne doivent pas être laissées sur le sol si celui-ci est mouillé, car il y a des risques de germination des grains.

  • Battage
Une fois le riz récolté et séché, il faut procéder au battage des panicules. On utilisera à cet effet une batteuse plus pratique et plus économique.

  • Vannage
Il faut ensuite vanner pour éliminer les ordures et les cailloux. Le paddy obtenu est séché au soleil jusqu'à 12% d’humidité (pendant 4 jours).

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